Il a suffi d’un rien, une fréquence un peu plus aiguë, anomalie persistante comme un acouphène, et l’image se dépeuple, la foule s’éloigne et on entre dans le territoire du doute, du calme, de la solitude. C’est un état passager, le plus souvent, et il y a, dans cette zone floue de l’entre-deux, des failles d’une grande beauté, des instants où toutes passions s’épuisent et se transforment en la matière même dont sont fait nos rêves. La photographie comme l’écriture constituent pour nous des amplificateurs d’existence mais comment intensifier ce qui, fluide, vaporeux, vide, nous semble échapper au flux frénétique d’une existence urbaine ?

Ce premier numéro de 52 Hertz sera entièrement consacré à cette patiente observation. Une photographie qui se lit et se délie avec les mots, qui accompagne l’exposition « ça va quelque part ? » – présentée à l’abat-jour du 14 mars au 27 avril 2019 – et le blog éponyme ici présent, qui en est la version numérique augmentée et participative où tous les liens, adjonctions et commentaires sont les bienvenus. La baleine 52HZ fait échos à toutes les solitudes, elle se meut gracieusement dans un océan de pensées paradoxales.

Les collaborateurs de ce numéro 1 du fanzine 52HZ sont Melania Avanzato, Isabelle Bonat-Luciani, Arnaud Brihay, Zacharie Gaudrillot-Roy, Jindra Kratochvil, Maud Mesnier et Arnaud Zohou.

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